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fille de la charité au nord du cameroun

COMPAGNIE DES FILLES DE LA CHARITE DE SAINT DE PAUL, SERVANTES DES PAUVRES.

I-                   ORIGINES

La compagnie des Filles de la Charité a été fondée en France, au XVIIe par Saint Vincent de Paul et Sainte Louise de Marillac, tous deux français. Elle est reconnue dans l’Eglise sous le nom de : « Compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent De Paul, Servantes des pauvres. » Elle est une Société de Vie Apostolique. Le  sceau de la compagnie des Filles de la Charité, représente un cœur sur lequel se détache Jésus Crucifié. Il est entouré de la devise : « La charité de Jésus Crucifié nous presse. » Ainsi, la charité de Jésus-Christ Crucifié, qui anime et enflamme le cœur de la Fille de la Charité, la presse  de courir au service de toutes les misères.

II-                LES FILLES DE LA CHARITE SELON L’ESPRIT DES FONDATEURS

Les débuts de la Compagnie furent providentiels, car dans son attention à côtoyer la providence  et sa docilité à l’action de  l’esprit, Vincent de Paul (1581-1660) découvrit la misère matérielle et spirituelle de son temps, et consacra sa vie au service et à l’évangélisation des pauvres qu’il appelait « nos seigneurs et nos maitres ». Pour cela, il fonda les confréries de la charité en 1617 (ce que nous appelons dans le diocèse de Yagoua, FEMMES DE LA CHARITE) ; et la congrégation de la mission en 1625 (LES LAZARISTES). Providentiellement, il rencontra Louise de Marillac (1691-1660), veuve d’un certain Antoine LEGRAS qui collabora étroitement aux actions de charité de Saint Vincent. Dès 1630, Monsieur Vincent confia à Louise de Marillac les premières Sœurs qui se dévouèrent dans diverses confréries. Le 29 novembre 1633, elles se regroupèrent autour de Louise pour vivre sous sa conduite leur idéal en communauté fraternelle. Elles eurent d’abord le soin des pauvres malades chez eux, dans les villes et les campagnes, puis, au fur et à mesure des besoins, celui des malades dans les hôpitaux ; des petites filles à instruire, des enfants abandonnés, des galériens, des soldats blessés, des réfugiés, des personnes âgées, des malades mentaux, et autres…

En 1652, les fondateurs envoyèrent en Pologne un premier groupe de Sœurs. Le 18 janvier 1655, la Compagnie fut approuvée par l’Archevêque de Paris, et le 8 juin 1668, elle reçut l’approbation pontificale du Pape Clément IX.

L’appel entendu par les premières Sœurs est toujours celui qui, à travers le monde, suscite et rassemble les Filles de la Charité. Elles s’efforcent de retrouver à la source les inspirations et les intuitions des fondateurs, pour répondre, dans une fidélité et une disponibilité toujours renouvelées aux besoins de leur temps. La Compagnie est une Société de vie apostolique ; son charisme est : «  le service corporel et spirituel du Christ dans les pauvres. » Ses membres professent quatre vœux : « Pauvreté- Chasteté- Obéissance- Service des pauvres » à partir de cinq ou sept ans de vocation lesquels sont à renouveler chaque année.

III-             STRUCTURE DE LA COMPAGNIE DES FILLES DE LA CHARITE

a-      Niveau général : un supérieur général (Lazariste) et une supérieure générale.

b-     Niveau provincial : une visitatrice et un directeur provincial (Lazariste).

c-      Niveau local : une Sœur servante.

IV-       LES FILLES DE LA CHARITE DANS L’EXTREME-NORD CAMEROUN : LES   ACTIVITES

            Dans l’Extrême-Nord Cameroun, nous sommes présentes uniquement dans le diocèse de Yagoua où nous comptons deux communautés dans les paroisses : Saint Joseph de Moutourwa et Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Midjivin. Dans ces deux endroits, les Sœurs se donnent :

A Moutourwa : aux soins des malades (centre de santé Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus), au suivi des enfants malnutris (Foyer Sainte Louise de Marillac), accueil des élèves (filles) du secondaire (Saré Bienheureuse Lindalva).

A Midjivin : à l’éducation avec les écoles : maternelle et primaire Sainte Catherine Labouré. A l’initiation à la formation professionnelle : couture, broderie, économie sociale et familiale,dans l’enceinte de l’école Sainte Catherine. Centre d’accueil pour les élèves de la maternelle et primaire, filles et garçons (Foyer Saint Vincent De Paul), en vue de faciliter leur accès à l’école et de les aider à mieux suivre leurs études. Offre d’un repas chaque dimanche à un groupe de   personnes âgées.

Dans les deux communautés, nous notons le suivi des groupes et mouvements organisés dans nos différentes paroisses, un programme pour le suivi des enfants handicapés dans les villages. Et comme nous le demande Saint Vincent, « aucune forme de pauvreté ne doit être étrange aux Filles de la Charité ». Ainsi, les visites dans les villages nous donnent de répondre aux besoins non structurés qui parfois sont très exigeants et très urgents. Nous essayons donc de rester dans la mouvance des débuts à la manière des fondateurs avec les premières Sœurs.  

  Sr Gladice, Midjivi