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FILLES DU ST ESPRIST AU NORD CAMEROUN

La congrégation des Filles du Saint-Esprit

Les premières Filles du Saint-Esprit sont arrivées au Cameroun et plus précisément dans le diocèse de Yagoua le 1 mars 1954 à Doukoula sous l’invitation de Mgr Yves PLUMEY ; évêque de Garoua à l’époque. Elles se rendent présentent  dans le diocèse à travers les soins apportés aux malades, la catéchèse en paroisse et dans les familles, l’alphabétisation et les visites dans les villages pour vivre en communion avec ce peuple Toupouri vers lequel elles sont envoyées. Par leurs activités, elles veulent continuer à vivre l’expérience de leur devancières dans la foi : comme l’article 1 de la règle de vie dit : « Les premières Filles du Saint-Esprit ont voulu vivre ensemble pour servir les pauvres, les malades, les enfants ». Après Doukoula ; la communauté mère, elles iront tour à tour à : Yagoua, Lara, Kaélé, Touloum, Viri. D’autres besoins sur le terrain se font sentir. C’est ainsi qu’elles ouvrent un centre d’apprentissage de métiers féminins et les P.M.I( protection maternelle et infantile) la nutrition des enfants et les planning familiaux. La formation des catéchistes, la pastorale des vocations s’ajoutent à leur priorité. Concrètement, nous pouvons dire que nous aidons l’Homme à se mettre débout dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la pastorale dans les paroisses et dans la vie sociale. Le temps fait son chemin et les sœurs aussi. Avec les années qui passent, les sœurs ont pris de l’âge, elles ont vieillies et certaines sont allées rejoindre le Père, la question de vocation s’est posée. Ces réalités nous ont amenées à fermer plusieurs communautés dans le diocèse. Aujourd’hui, on n’est présente qu’à Doukoula et à Touloum, à la paroisse, dans la santé, l’éducation et le social.  

Notre règle de vie définit notre charisme comme « le don de vivre ensemble dans l’Esprit de Pentecôte et de participer avec d’autres à sa mission d’amour dans le monde ». A cela, se lient indissolublement, la communion au Dieu-Trinité et la solidarité avec les frères, et en se confiant à Marie. En d’autres mots, on peut dire « nous laisser conduire par l’Esprit dans l’amour de Dieu et des autres » .Nous privilégions, dans la vie chrétienne et apostolique, l’Esprit-Saint comme source de la charité et Marie comme porte-parole des humbles et des petits. Tout ce bel héritage spirituel sont les fruits semés par l’Esprit-Saint dans le cœur d’une « une veuve obscure » dont l’existence fut ignorée de presque de tous.

Elle s’appelle Marie BALAVENNE, née le 20 mars 1666 à Plérin une petite ville de la Bretagne. Ses parents : Antoine BALAVOINE et Jeanne PHILIPPE, des pauvres paysans et de pécheurs qui travaillent jour et nuit pour subvenir aux besoins familiaux. La petite Marie a vu sa mère s’éteindre dans le Seigneur quelques jours seulement après sa naissance. A l’âge de 27 ans, elle épouse un veuf Guillaume DESPONS. C’est avec amour qu’elle va élever les 6 enfants de son mari qui la laisse seule aussi veuve. Son enfant à elle, il meurt à la naissance. Lorsque sa tâche d’éducatrice des enfants de Guillaume D. est achevée, Marie BALAVENNE se consacre à un champ d’apostolat plus vaste sous la direction de Jean LEUDUGER. Avec un cheminement spirituel, aidé par les uns et les autres dociles à l’Esprit, la congrégation naît le 8 décembre 1706 avec l’engagement de Marie BALAVENNE et de Renée BUREL. En cette fête de l’immaculée conception, elles s’engagent à vivre ensemble et à se consacrer, de façon indissociable, au service du Christ et des pauvres, sa vivante image. La congrégation est née au début du 18ème siècle en France dans la région bretonne. Les gens de l’époque vivaient dans la misère et l’injustice avec une société inégale, une situation économique précaire. Ces conditions difficiles de vie ont engendré plusieurs besoins : les enfants non scolarisés, les pauvres et les malades abandonnés sans aide ni soins.   

Sr Vedette NDAOKAI