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Bibliographie de l'évêque

Cumulativement avec ses fonctions de vicaire général du diocèse de Maroua-Mokolo et curé de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Founangué à Maroua. Ce n’est donc pas un inconnu qui prend les rênes de ce vaste diocèse qui couvre trois départements (le Mayo-Danay, le Mayo-Kani et le Logone et Chari).

Chronologiquement, Mgr Barthélemy Yaouda est le cinquième évêque de Yagoua, après le passage successif de Mgr Charpenet (le pionnier), de Mgr Christian Tumi et de Mgr Antoine Ntalou.

 

Heureuse coïncidence, c’est Mgr Antoine Ntalou qui a annoncé la nouvelle samedi matin aux fidèles du diocèse de Yagoua. Tout comme Mgr Philippe Stevens du diocèse de Maroua-Mokolo, son mentor, s’est chargé de le faire à la paroisse Saint-Jean de Maroua, aux environs de 11h, après une courte prière ayant réuni religieux et ouailles, venus de toutes les paroisses du diocèse.

 

Lorsque Barthélemy Yaouda vient au monde le 31 janvier 1964, dans les massifs de Mayo-Ouldémé, par Tokombéré, ses parents sont des païens. D’ailleurs son père, chef du village de Blabime à Aissa Hardé dans l’arrondissement de Mora, reste un polygame, père de dix-sept enfants dont douze garçons. Barthélemy est le fils aîné de sa mère qui n’a eu que deux enfants. Ses parents, analphabètes, n’ont jamais songé à l’envoyer à l’école qui se faisait bien rare dans la région. « Il est parti à l’école de son propre gré. Il voulait tellement y aller qu’il a fait plusieurs écoles publiques de l’Adamaoua de 1975 à 1979, notamment à Tibati, Mbé et Beka-Gotto. Il a suivi des amis qui ont sponsorisé ses études », se souvient Mgr Philippe Stevens.

 

Après ses études primaires dans l’Adamaoua, il rentre dans son Mayo-Ouldémé natal. C’est à partir de ce moment que l’actuel évêque de Maroua-Mokolo fait sa connaissance et prend en charge ses études secondaires. « Je l’ai envoyé au collège privé laïc de la paix de Foumban de 1979 à 1982 », révèle son parrain. Après Foumban, Barthélemy Yaouda rentre à nouveau au bercail pour s’inscrire au CES de Mora de 1983 à 1984. Par la suite il sera inscrit aux petits séminaires de Goloumpwi (en 1985), de Douvangar (en 1986) et Saints apôtres d’Otélé (87-90). Il obtient son BEPC en 1987 en qualité de candidat libre. L’année 1990 marque son accession au grand séminaire Saint Augustin de Maroua, pour le compte du diocèse de Maroua-Mokolo. Sept années plus tard, il en ressort prêtre. Barthélemy Yaouda est alors ordonné le 8 novembre 1997 à Maroua. C’est le premier prêtre originaire de l’arrondissement de Tokombéré.

 

L’abbé Barthélemy a connu une rapide ascension dans la vie ecclésiastique. En 1997, il est vicaire du diocèse de Maroua-Mokolo. En 1999, curé de la paroisse sainte Famille de Makoulahé par Mora. Le 12 juin 2003, il est promu vicaire général du diocèse de Maroua, cumulativement curé de la paroisse de l’Ascension de Salak. Il gravit un échelon de plus le 15 janvier 2007, en devenant curé de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Founangué à Maroua, en même temps qu’il assumait les fonctions d’administrateur apostolique du diocèse de Yagoua. Ses ouailles apprécient particulièrement ses prêches et homélies profondes.