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Le comité diocésain pour le dialogue

 

Désormais notre commission diocésaine pour le dialogue inter-religieux et œcuménique compte deux  ans d’activités. Nous sommes contents d’avoir entrepris cet engagement au sein de notre diocèse et encore plus nous avons pu profiter de la collaboration avec le comité du dialogue pour le diocèse de Maroua-Mokolo.

La commission était composé de 6 membres : le père Memena David (Président), le père Antonio Michelan (trésorier), le père Oumarou François (secrétaire), le père Xavier Ambati (conseiller), le père Jean Baptiste Tapga (conseiller) et le père André Kameni (conseiller). Comme le père David est parti en mission en France et que le père Kameni est rentré dans son diocèse, se sont ajoutés : pour la zone de Kousseri le père Raphaël Akahaï, et pour la zone de Yagoua le père Clément Tchenmou. Au père Antonio a été confiée la charge vacante du président.

            Après avoir pu nous organiser comme comité diocésain, nous avons pensé produire deux livrets pour sensibiliser notre diocèse sur l’importance et la nécessité du dialogue.

Le premier livret « Dialogue inter-religieux et œcuménique » présente en premier lieux le dialogue entre musulmans et chrétien comme une possibilité déjà vécue dans l’histoire et parcourue par des missionnaires qui ont œuvré pour que le dialogue avec les frères. En deuxième lieux, est présenté le grand thème des « religions traditionnelles africaines » qui sont encore vivantes, et vers lesquelles encore beaucoup d’adeptes et des individus déjà chrétiens, ou croyantes d’autres religions, reviennent pour certaines pratiques. La troisième partie est dédiée à l’histoire de l’église pour ce qui concerne la séparation avec nos frères chrétiens protestants  et des pistes de collaboration pour le dialogue œcuménique sont envisagées pour que nous puissions nous reconnaître tous frères dans le Christ.

Le deuxième livret relate les actes des deux journées diocésaines sur ‘Dialogue et évangélisation » qui ont eu lieux à Yagoua du 07-08 Avril 2014. En premier lieux il y a l’intervention introductive faite par notre évêque monseigneur Yaouda Barthélemy, sur le thème du colloque  « dialogue œcuménique et évangélisation ». Une deuxième contribution nous présente l’intervention du docteur Zizou Isaac de l’église Fraternelle Luthérienne, qui a traité le thème : « la rencontre entre catholiques et protestants ». Une troisième réflexion c’est l’intervention du Père Spiritain Ayanz Juan Antonio sur le « Dialogue Islamo-chrétien et évangélisation », suit le « dialogue avec les musulmans selon l’Église catholique » réflexion donnée par le père P.I.M.E. Giuseppe Parietti. En annexe il y a le texte intégrale de « la déclaration sur le relations de l’église avec les religions non chrétiennes » et le document du père Xaverien Sergio Galimberti sur « les causes des divisions des chrétiens ».

            Un moment très significatif a été l’inauguration de la maison de la rencontre à Maroua, pour le nouveau-né l’A.CA.D.IR (Association Camerounaise pour le Dialogue Inter-religieux). Une maison qui n’est ni protestante, ni catholique, ni musulmane, mais une maison commune à tous ceux qui œuvrent pour le dialogue. Suggestif et très important le rendez-vous a été à l’occasion de l’installation officielle du bureau régional de l’ACADIR, qui justement nous a déjà rendu visite à Yagoua (le 23 juin 2015) pour la mise en place de l’antenne départementale du Mayo Danay, et pour une prochaine rencontre pour la mise en place aussi de l’antenne ACADIR du Mayo Kani à Kaélé. Prochainement il y aura aussi l’installation de l’antenne ACADIR à Kousseri pour le département du Logone-Chari.

            Nous avons été invités pour un colloque tenu à Maroua du 23 – 24 avril 2014 pendant lequel le gouverneur est intervenu pour ouvrir les travaux de réflexions sur la situation d’insécurité dans notre région de l’Extrême Nord. L’évêque émérite monseigneur Philippe Stevens, a, quant à lui, lancé un appel sincère et ouvert, avec des passages très forts sur la situation d’insécurité, crée par le Boko Aram. Il utilisé le terme de colère pour dénoncer des activités appelées guerre sainte au lieu d’être appelés par leur noms : des activités terroristes, où les auteurs sèment la panique et la peur, brûlent églises et moquées, tuent homme, femmes et enfant au nom de Dieu. Justement un blasphème, vu que Dieu ne permettrais jamais des telles actions, fait par cette association terroriste, sans foi ni loi. La présence était massive soit des chrétiens soit des frères musulmans, vu que l’ACADIR nous rassemble en une seule famille.

            Des activités ont été menés au sein de l’ACADIR que désormais coiffe et dirige aussi notre comité diocésain pour le dialogue, entre autre la publication des messages publicitaires pour la paix et le dialogue, qui ont été affichés dans les villes de l’Extrême Nord, soit sur les panneaux publicitaires des villes, soit dans tous les établissements privés et publiques.

Pendant le dernier congé en tant que représentant catholique j’ai pu participer à trois atelier ACADIR : du 14 au 17 juin à Garoua, «  l’atelier de renforcement des capacités des membres de L’ACADIR et des personnes – ressources ». Toujours à Garoua, « Session du 21 au 24 juillet 2015, avec l’ « Atelier : approche « ne pas nuire ». Et en dernier lieux, organisé par le conseil des églises protestantes du Cameroun, du 27 au 31 juillet à Garoua, la «  Conférence nationale des chefs religieux chrétiens et musulmans sur la prévention des conflits pour la paix et le développement au Cameroun » à laquelle étaient invitées des délégations du Kenya, de l’Afrique centrale, du Tchad et du Cameroun. Invités à la conférence les responsables, Leaders religieux catholiques, islamiques et protestants (Evêque, Imam, révérend pasteurs et présidents nationaux) responsables des relations Islamo-chrétiennes. Un grand trésor et source d’inspiration pour notre pays et pour le travail pour le dialogue.

            Prochainement l’antenne régionale de l’ACADIR nous aidera à organiser des forums pour les jeunes (chrétiens et musulmans) dans nos différents départements. Nous espérons que le travail ne reste pas seulement parole écrite, mais de passer aussi après la réflexion à l’action.

Nous les membres du comité pour le dialogue, demandons à tous les ouvriers apostoliques de notre diocèse la force de devenir des témoins de paix, et de tout mettre en œuvre pour prévenir tout conflit qui nous fera perdre l’horizon de la paix et de l’unité.

            Le père Antonio au nom du comité diocésain pour le dialogue